dimanche 12 septembre 2010

On the road again: Great Ocean Road, septembre 2010

Great Ocean Road est surnommée « the Great Bitumen Sea Snake » (le grand serpent de mer en bitume) et ce seul surnom vous donne une bonne image de ce que nous avons parcouru le temps d’un week-end.
Première étape : Torquay. Jolie plage réputée auprès de la communauté des surfeurs pour ses vagues gigantesques, nous y avons fait un bref stop histoire de faire des provisions pour le reste du week-end (bières peu chères en cannette y comprises, élément indispensable de tout bon road-trip qui se respecte). Les paysages de la Great Ocean Road sont assez homogènes dans l’ensemble. On est en Victoria, donc comme dans les Grampians (autre escapade que j’essaierai de vous raconter prochainement), on y admire de vastes étendues vertes cernées de montagnes et des côtes découpées par des falaises torturées sur lesquelles l’océan vient se fracasser violemment. Le « scenic lookout » le plus fameux, ce sont les Twelve Apostles, de curieuses formations rocheuses résultant de l’érosion, qui semblent surveiller attentivement les côtes. Leur dégradation est assez rapide, ce qui fait qu’il n’en reste que six maintenant (mais no worries, la mer en formera très vite d’autres !).


Les Twelve Apostles, fiers gardiens de la côte Est.

Cette vue est absolument magnifique, mais la Great Ocean Road a bien plus encore à offrir à l’aventurier aguerri.

Voici un bref résumé en images des différentes étapes :

Lorne : petite ville fantôme en hiver, les Australiens m’ont garanti qu’elle se réveillait et devenait incroyablement peuplée pendant les beaux jours. Un festival de musique assez réputé s’y tient tous les étés.

Lorne


Cape Otway : ici, on sent qu’on commence à entrer dans des terres éloignées. Pas de réseau sur le portable, pas de supermarché (mais qu’allons nous-devenir ?). Nous y avons visité un très beau phare (le plus ancien d’Australie selon le Lonely) du haut duquel on admire l'océan houleux et des côtes à perte de vue. Vous pouvez y rencontrer un chef-cuistot déjanté qui se fera un plaisir de vous servir de petites gâteries pour vous remettre de vos explorations. Se trouve aussi là-bas une ancienne hutte Aborigène et quelques artefacts vaguement démonstratifs de leur art.

Old Lighthouse - Cape Otway

Sur la route, nous avons aussi eu le plaisir de découvrir des koalas sauvages (dont un qui promenait son bébé sur son dos !). Adorables petites boules de poils.



Les paysages de Victoria me plaisent définitivement énormément. Le temps n’est pas toujours clément (et les blagues vont bon train sur les différences entre Etats de l’Australie, le Victoria étant réputé pour être le plus pluvieux) mais c’est cet enquiquineur en question qui permet de donner ces tons d’un vert intense qui évoquent l’Ecosse à certains moments.

mardi 17 août 2010

Let's go to... SYDNEY !



Sydney a été ma première escapade et j’en reviens comblée. Très intéressant pour moi de partir découvrir la grande concurrente de Melbourne après un mois tout pile passé dans cette dernière. Les Melbourniens et les Sydneysiders sont en guerre depuis déjà bien longtemps et ça m’amuse toujours d’entendre les Melbourniens me dire « Oh, tu vas à Sydney… pff, tu verras ça ne vaut pas Melbourne ». Je n’irais pas jusque là mais les deux villes sont en effet étonnamment différentes. Sydney c’est le glamour, les businessmen qui s’empressent de rentrer chez eux le soir (après avoir enchainé quelques lager, of course), les boîtes de nuit à gogo et la prolifération des lieux BCBG. Melbourne est beaucoup plus « trendy » et se complait dans son côté bobo (qui je dois l’avouer, me colle plus à la peau). Mais Sydney m’a époustouflé pour la simple raison que j’ai eu la sensation qu’on ne trouvera jamais semblable ville autre part dans le monde. Spécifique est le premier adjectif qui me vient en tête. Bien sûr, il y les icônes : l’opéra, le Harbour Bridge mais quelles icônes ! L’Australie avait bien besoin d’être incarnée par un symbole et l’opéra lui rend bien. Le voir en vrai, ça m'a donné autant de frissons qu’à un Japonais qui zieute la Tour Eiffel pour la première fois.


L'opéra vu du haut du Harbour Bridge

Non, sincèrement, ça valait bien la peine de se prendre le chou (une vingtaine d’années pour le construire, l’architecte s’est rendu compte sur le terrain que son œuvre était quasiment irréalisable d’un point de vue technique). Puis cet opéra devient presque une obsession. D’où que l’on soit, ou presque, il apparaît, mais avec un nouveau visage.


Sydney est aussi incroyable parce qu’elle a su se donner un standing difficile d’accès pour une ancienne ville portuaire. En me baladant à Darling Harbour, j’ai réalisé à quel point cette ville était une « réussite ». Puis, il y a les plages : Manly et Bondi Beaches se font elle aussi la guéguerre. Pour ma part, j’ai pris le ferry pour aller visiter Manly : départ de la plage puis promenade qui m’a étonnamment rappelé les côtes méditerranéennes.

Promenade à Manly

« Je suis allée à Melbourne, et j’ai eu l’impression qu’à part les magasins, y’a pas grand chose d’autre à faire, je préfère la folle vie à Sydney » m’a dit une Anglaise rencontrée dans mon auberge de jeunesse. I can’t agree : Mon cœur reste à Melbourne, mais cette fascinante Sydney vaut largement le coup d’œil.

lundi 2 août 2010

Settled

Je traîne à faire avancer cette page, mais j'ai deux excuses à présenter : primo, Internet en Australie, ça n'est pas si simple que ce à quoi on est accoutumés en France. Nous avons rapidement découvert avec ma colocataire qu'il fallait choisir une offre dépendant d'un nombre de Gigabytes téléchargés par mois. Donc après différentes comparaisons chez les opérateurs, nous avons opté pour une clé USB servant de modem. Avec 8 GB par mois, je ne peux pas entretenir ce blog de chez moi si je veux continuer à répondre à vos mails. Je tiendrai mon blog à jour de l'Université. Deuzio : manque de temps avec le tourbillon des premières semaines à l'université.
J'ai du batailler pour finaliser mes inscriptions (pour les Sciences-Pistes, sachez qu'il existe bien pire que les inscriptions pédagogiques. Incroyable, mais vrai), ai couru de bureau en bureau mais finalement it's solved. Les cours que je suivrai ce semestre sont les suivants :

- Modern and Contemporary Literature : une introduction à la littérature anglo-saxonne à laquelle je suis peu familière. Plutôt dur pour commencer puisque ce cours requiert une lecture hebdomadaire d'un "classique" (autant vous dire que je mets un temps monstre mais que c'est bon pour acquérir plus de vocabulaire dans ma "nouvelle langue").

- Wild Writing : The Australian Imaginary. Toujours de la littérature, mais seulement des auteurs australiens qui se sont efforcés de décrire les aspects sauvages de leur pays. Prof anti-académique au possible qui nous a demandé de décrire nos chaussures pour nous présenter. Mes camarades ont ainsi appris que j'étudiais à Paris puisque j'avais acheté les miennes dans la capitââle. D'autres avaient arpenté le bush avec leurs rangers. "Dis moi comment tu te chausses et je te dirai qui tu es".

- Modern Art : The Politics of the New.

- Australian Indigenous Studies. J'ai vraiment hâte d'entrer dans le vif du sujet. La question aborigène reste très tabou en Australie et le cours cherche à nous expliquer comment traiter "l'autre", le "différent" sans lui coller une étiquette instantanément.

Je compte rédiger plus tard un article pour vous introduire au campus, immense et très beau dans lequel je passe le plus clair de mes journées à boire des cafés, lire, discutailler et éventuellement, aller en cours.

Je me sens maintenant bien installée et je profite de mon temps libre pour découvrir plus en profondeur la City. Le week-end dernier, puisque le soleil était de la partie, j'ai fait un petit tour sur la plage à seulement 15 minutes de la ville.

Sur ce ponton, j'ai enfin réalisé que je me trouvais à l'autre bout du monde. Je suis impatiente de commencer mes périples pour vraiment m'imprégner de cette différence.

Les Melbourniens sont aussi particulièrement attachés au café, et parmi mes nouvelles habitudes figurent les nombreuses dégustations de caffe latte.


Macchiato et douceurs, Brunswick, 30-07-10.

Bref, le train-train s'installe progressivement (et je vous ferai découvrir mon nouveau chez moi très vite) mais pas pour longtemps : ce week-end, destination... SYDNEY car "Mathilde est revenue".

vendredi 16 juillet 2010

Balade hivernale

Il est grand temps que je vous introduise un peu mieux à la ville. Aujourd'hui j'ai découvert deux incontournables de Melbourne : le Queen Victoria Market et les Royal Botanic Gardens.
  • Queen Victoria Market


On m'avait prévenu quant à ses proportions mais j'ai vraiment été épatée par l'immensité de ce célèbre marché. Datant de 1878, on reconnait aisément l'architecture victorienne si courante à Melbourne. On y trouve de tout : fruits et légumes frais, toutes sortes de viandes, vêtements et souvenirs. Quelle chance pour ceux qui vivent tout prêt ! Sachant qu'il n'est pas si loin de l'université, je me vois déjà aller y savourer un deli sur le pouce entre midi et deux !

Un aperçu de l'atmosphère colorée du marché

  • Royal Botanic Gardens



Splendides jardins situés au sud de la ville, desquels on aperçoit brièvement la skyline dont la fière tour Eurêka (maintenant la plus haute de la ville, elle a détrôné depuis peu la Rialto Tower avec ses 300 mètres de hauteur, un record mondial pour une tour d'habitation). On peut y faire le tour d'un lac (où des anguilles s'ébattent joyeusement...) ou bien se promener dans une bribe de rainforest très impressionnante.
Apparemment, des concerts et autres performances artistiques s'y déroulent régulièrement. Nous avons croisé peu de monde, hiver oblige, mais il paraît que c'est un lieu extrêmement animé l'été.

Au loin, la skyline du CBD de Melbourne.

La faune et la flore sont définitivement différentes en Australie, et on peut déjà le ressentir dans une grande ville. J'ai remarqué le cri très étrange de leurs pies locales (magpie), oiseaux colossaux qui sont d'après les dires très méchants (ils s'attaqueraient aux gens sans motifs et donneraient raison au dicton "voleuse comme une pie").

Ici, quelques exemples :

Vieil arbre à la retraite


Un nouveau copaing' !

vendredi 9 juillet 2010

"Life's too short to be taken too seriously"


M'y voici. Merveilleuse ville que cette Melbourne qui s'offre à moi pour un an. Le "jetlag"fut difficile à vaincre mais le jeu en vaut la chandelle.
Premières impressions ? Sérénité, beauté simple et sans chichis, "the most livable city in the world" : pas loin (bon, maintenant, elle a été largement détrônée, mais nevermind : http://www.businessweek.com/interactive_reports/livable_cities_worldwide.html)

Beaucoup de lieux de culture (théâtres en tous genres, musées à gogo) que j'ai hâte d'aller arpenter dans tous les sens.
Un nombre fou de petites rues cachées regorgeant de street art comme j'en ai rarement vu (les photos viendront, bien sûr).
Des ruelles débordant de cafés et bars plus sympathiques les uns que les autres.
Un mélange architectural des plus déroutants.
Ayant conscience que les mots ne suffisent pas, je mettrai les photos aussi vite que possible. J'ai également eu l'occasion de découvrir mon futur campus qui est tout bonnement incroyable. Une ville dans la ville.

Et surtout, bien sûr, ce qui saute aux yeux dès le départ, c'est la gentillesse déroutante des Australiens. Exemples : allant au marché avec le père de Iona (mon amie australienne qui m'accueille en attendant de trouver une collocation), celui-ci précise à la vendeuse de légumes que je suis une petite Française fraichement arrivée à Melbourne. Gentillesse détonante : "oh ! Welcome in our country. I wish you the very best. So glad to meet you" (oui, j'ai été impressionnée par une telle propension à la gentillesse venant d'une maraichère).
Deuxième exemple type : assise dans le tram, un monsieur d'âge respectable s'assied à côté de moi et me tape la causette immédiatement pendant une vingtaine de minutes, ne faisant aucune remarque quant à mon accent qui saute pourtant aux yeux et mon anglais bancal. En deux ans à Paris, personne n'a fait montre d'une telle gentillesse avec moi dans les transports en commun.

La suite très vite, avec photos et commentaires avisés !

lundi 5 juillet 2010

J-1


















C'est à la veille de mon grand départ que je me décide à entamer ce blog.
J'espère pouvoir vous y faire partager un maximum de choses : idées, humeurs, découvertes, rencontres.
Ma valise de "seulement" 20 kilos est remplie et à la limite d'exploser, mes papiers, bien rangés, et moi, parée.
Ce qui m'attend demain s'annonce pour le moins éprouvant :

- Départ d'Angoulême - direction Aéroport Charles de Gaulles : 9h-midi.
- Paris-Londres : 19h-20h10
- Londres-Singapour : 22h-5h (avec décalage horaire, of course)
- Singapour-MELBOURNE : 19h45-4h45

Pour résumer : 20h dans les cieux, plus de 5 heures d'attente dans des contrées inconnues et 17242 km parcourus. ça promet !