mardi 17 août 2010

Let's go to... SYDNEY !



Sydney a été ma première escapade et j’en reviens comblée. Très intéressant pour moi de partir découvrir la grande concurrente de Melbourne après un mois tout pile passé dans cette dernière. Les Melbourniens et les Sydneysiders sont en guerre depuis déjà bien longtemps et ça m’amuse toujours d’entendre les Melbourniens me dire « Oh, tu vas à Sydney… pff, tu verras ça ne vaut pas Melbourne ». Je n’irais pas jusque là mais les deux villes sont en effet étonnamment différentes. Sydney c’est le glamour, les businessmen qui s’empressent de rentrer chez eux le soir (après avoir enchainé quelques lager, of course), les boîtes de nuit à gogo et la prolifération des lieux BCBG. Melbourne est beaucoup plus « trendy » et se complait dans son côté bobo (qui je dois l’avouer, me colle plus à la peau). Mais Sydney m’a époustouflé pour la simple raison que j’ai eu la sensation qu’on ne trouvera jamais semblable ville autre part dans le monde. Spécifique est le premier adjectif qui me vient en tête. Bien sûr, il y les icônes : l’opéra, le Harbour Bridge mais quelles icônes ! L’Australie avait bien besoin d’être incarnée par un symbole et l’opéra lui rend bien. Le voir en vrai, ça m'a donné autant de frissons qu’à un Japonais qui zieute la Tour Eiffel pour la première fois.


L'opéra vu du haut du Harbour Bridge

Non, sincèrement, ça valait bien la peine de se prendre le chou (une vingtaine d’années pour le construire, l’architecte s’est rendu compte sur le terrain que son œuvre était quasiment irréalisable d’un point de vue technique). Puis cet opéra devient presque une obsession. D’où que l’on soit, ou presque, il apparaît, mais avec un nouveau visage.


Sydney est aussi incroyable parce qu’elle a su se donner un standing difficile d’accès pour une ancienne ville portuaire. En me baladant à Darling Harbour, j’ai réalisé à quel point cette ville était une « réussite ». Puis, il y a les plages : Manly et Bondi Beaches se font elle aussi la guéguerre. Pour ma part, j’ai pris le ferry pour aller visiter Manly : départ de la plage puis promenade qui m’a étonnamment rappelé les côtes méditerranéennes.

Promenade à Manly

« Je suis allée à Melbourne, et j’ai eu l’impression qu’à part les magasins, y’a pas grand chose d’autre à faire, je préfère la folle vie à Sydney » m’a dit une Anglaise rencontrée dans mon auberge de jeunesse. I can’t agree : Mon cœur reste à Melbourne, mais cette fascinante Sydney vaut largement le coup d’œil.

lundi 2 août 2010

Settled

Je traîne à faire avancer cette page, mais j'ai deux excuses à présenter : primo, Internet en Australie, ça n'est pas si simple que ce à quoi on est accoutumés en France. Nous avons rapidement découvert avec ma colocataire qu'il fallait choisir une offre dépendant d'un nombre de Gigabytes téléchargés par mois. Donc après différentes comparaisons chez les opérateurs, nous avons opté pour une clé USB servant de modem. Avec 8 GB par mois, je ne peux pas entretenir ce blog de chez moi si je veux continuer à répondre à vos mails. Je tiendrai mon blog à jour de l'Université. Deuzio : manque de temps avec le tourbillon des premières semaines à l'université.
J'ai du batailler pour finaliser mes inscriptions (pour les Sciences-Pistes, sachez qu'il existe bien pire que les inscriptions pédagogiques. Incroyable, mais vrai), ai couru de bureau en bureau mais finalement it's solved. Les cours que je suivrai ce semestre sont les suivants :

- Modern and Contemporary Literature : une introduction à la littérature anglo-saxonne à laquelle je suis peu familière. Plutôt dur pour commencer puisque ce cours requiert une lecture hebdomadaire d'un "classique" (autant vous dire que je mets un temps monstre mais que c'est bon pour acquérir plus de vocabulaire dans ma "nouvelle langue").

- Wild Writing : The Australian Imaginary. Toujours de la littérature, mais seulement des auteurs australiens qui se sont efforcés de décrire les aspects sauvages de leur pays. Prof anti-académique au possible qui nous a demandé de décrire nos chaussures pour nous présenter. Mes camarades ont ainsi appris que j'étudiais à Paris puisque j'avais acheté les miennes dans la capitââle. D'autres avaient arpenté le bush avec leurs rangers. "Dis moi comment tu te chausses et je te dirai qui tu es".

- Modern Art : The Politics of the New.

- Australian Indigenous Studies. J'ai vraiment hâte d'entrer dans le vif du sujet. La question aborigène reste très tabou en Australie et le cours cherche à nous expliquer comment traiter "l'autre", le "différent" sans lui coller une étiquette instantanément.

Je compte rédiger plus tard un article pour vous introduire au campus, immense et très beau dans lequel je passe le plus clair de mes journées à boire des cafés, lire, discutailler et éventuellement, aller en cours.

Je me sens maintenant bien installée et je profite de mon temps libre pour découvrir plus en profondeur la City. Le week-end dernier, puisque le soleil était de la partie, j'ai fait un petit tour sur la plage à seulement 15 minutes de la ville.

Sur ce ponton, j'ai enfin réalisé que je me trouvais à l'autre bout du monde. Je suis impatiente de commencer mes périples pour vraiment m'imprégner de cette différence.

Les Melbourniens sont aussi particulièrement attachés au café, et parmi mes nouvelles habitudes figurent les nombreuses dégustations de caffe latte.


Macchiato et douceurs, Brunswick, 30-07-10.

Bref, le train-train s'installe progressivement (et je vous ferai découvrir mon nouveau chez moi très vite) mais pas pour longtemps : ce week-end, destination... SYDNEY car "Mathilde est revenue".